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APRÈS-TUNIS 2005 : LES INCERTITUDES DU LENDEMAIN
Mais autour cette atmosphère de satisfaction qui emporte les délégations politiques, un scepticisme ambiant flotte. Certains participants sont sceptiques sur le suivi des décisions de Tunis. Maire de la ville de Kaédi, en Mauritanie, Sow Moussa Gemba propose même la mise en place d'un organe de contrôle des engagements pris par les Etats et les institutions internationales. Un souci qui rejoint celui exprimé par Ken Lohento, chargé de projet Ntic à l'Institut Panos Afrique de l'ouest (l'Ipao), qui se dit «soucieux du suivi des mécanismes». «Je ne sais pas comment le Fonds de solidarité numérique sera utilisé pour la promotion des Tic. Je ne sais pas non plus dans quelle mesure le Forum sur la gouvernance de l'Internet pourra jouer son rôle et s'occuper effectivement des questions de politique publique liées à la gouvernance de l'Internet», s'inquiète-t-il. Sur cette question, le directeur des Relations internationales de l'autorité de régulation du Sénégal, M. Makhtar Fall, reste d'avis que des pistes sont jetées. Et qu'il appartient au secrétaire général de l'Onu de «convoquer un forum au cours duquel seront discutées les voies et moyens à mettre en place une bonne coordination de la gouvernance de l'Internet». Mais les mesures techniques ne suffisent pas à réduire la fracture numérique. Quelque 7 à 8 millions d'euros ont été déjà collectés au titre du Fonds, mais l'enveloppe reste minime pour combler le fossé entre le Sud et le Nord. «Pour les pays en voie de développement, le tout n'est pas de parler de la société de l'information. L'essentiel c'est de savoir comment acquérir les infrastructures pour pour réduire la fracture numérique», clame le maire de Kaédi. A ce propos, le vice-Premier ministre chinois Huang Ju, s'exprimant hier à la plénière du sommet, pense que les pays en développement doivent compter sur leurs propres efforts pour trouver un mode de développement adapté à leurs réalités nationales. Et d'ajouter que les pays riches ont tout de même l'obligation de les appuyer, en matière de capitaux, de technologies et de ressources humaines. (SOURCE: Highway Africa News Agency) _#DOWNUR01 _#DOWNUR02
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