La R.D.Congo au rendez-vous des Nouvelles Technologies de l'Information et de la  


Communication

 

Enjeux techniques


Gouvernance de l'internet
11 July 2005

Les États-Unis réaffirment leur autorité
Depuis sa création en 1998, l’organisme international de gestion de l’internet, l'Icann, est étroitement contrôlé par le ministère américain du Commerce. Pas question pour lui d'abandonner ce pouvoir, au profit d'une entité gérée par l'ONU.

Les États-Unis ne lâcheront pas leur mainmise sur l'Icann, l'organisme en charge de la régulation de l'internet et de la gestion du système des noms de domaine. Michael Gallagher, un des conseillers du ministère américain du Commerce (DoC), l'a clairement signifié la semaine dernière lors d'une conférence à Washington. Le gouvernement américain «maintiendra son rôle historique qui consiste à autoriser toute modification» au sein du serveur racine du systèmes des noms de domaine (DNS), a-t-il déclaré. De même, il continuera à «superviser» l'Icann pour s'assurer «qu'il remplisse sa mission technique de base». Dès sa création en 1998, l'organisme a été placé sous la tutelle du DoC, permettant aux autorités américaines de contrôler les aspects clés de la structure des noms de domaine. Le DoC dispose d'accords spécifiques, qui le lient à l'Icann, mais aussi à la société Verisign, en charge de la gestion des extensions les plus lucratives, les .com et les .net. Le DoC privilégie les intérêts du marché avant tout Depuis quelques années, cette emprise américaine soulève une opposition de plus en plus vive, notamment dans les pays émergents, qui veulent être partie prenante dans la gestion de l'internet. Ils ont le soutien du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui a stigmatisé l'an dernier le système actuel de régulation des noms de domaine. Dominées par les États-Unis, mais aussi le Canada, l'Europe et le Japon, il estime que de telles structures devraient «être accessibles et répondre aux besoins des peuples du monde entier». Alors que le Sommet mondial pour la Société de l'information de Tunis approche (il se tiendra en novembre prochain), un consensus semble se dégager autour d'une proposition: transférer une partie des pouvoirs de l'Icann, et donc du DoC, à un organisme international chapeauté par les Nations unies. L'ITU (International Telecommunication Union) est l'agence la plus souvent évoquée pour tenir ce rôle. Une initiative fermement rejetée par le ministère américain du Commerce qui, par la voix de Michael Gallagher, a affirmé que «les États-Unis continueront de privilégier, pour le développement de l'internet, des approches de marché et des initiatives basées sur le secteur privé». Une approche contraire aux idées défendues par les Nations unies.




À NE PAS MANQUER!!

Soutenue par Alternatives, APC et le programme CATIA, la DMTIC, Dynamique Intersectorielle sur les TIC, tient en 2005-2006 diverses activités qui feront la promotion du développement des TIC en RDC.
Contactez la DMTIC

Autres liens

Ce site est produit par Alternatives en collaboration avec la DMTIC, l'APC l' ACDI, l' OSISA , et l' Article 19 qui supportent l'implication de la société civile dans le développement des politiques sur les technologies de l'information.  Ces partenaires ne sont nullement responsables du contenu des articles présentés, lequel contenu n'engage que les auteurs des articles. Ce site fait partie d'un projet impliquant des partenariats sur les cinq continents.

COPYLEFT 2004
Ce site utilise APC ActionApps