La R.D.Congo au rendez-vous des Nouvelles Technologies de l'Information et de la  


Communication

 

Societe Civile Africaine/Societe de l'Information(SCASI)


LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE COMMUNICATION EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
16 February 2005

ETAT DES TELECOMS EN RDC
En ce début III millénaire, la République Démocratique du Congo, RDC en sigle, bien qu’abritant dans sa capitale, le siège de l’Union Panafricaine des Télécommunications ( UPAT ), dispose encore d’un réseau téléphonique public médiocre et peut-être le plus délabré du monde. En combinant judicieusement l’ordinateur, la télévision et les télécoms, la technologie moderne a donné naissance à la télématique. Celle-ci a permis à son tour l’essor de la société dite de l’information, réduisant ainsi les dimensions du monde à celles d’un village. Devant de telles possibilités, l’on ne peut que s’étonner de l’indifférence de l’Etat Congolais à l’endroit des télécoms dans un pays aux dimensions quasi continentales.




  • Héritage de la politique coloniale
  • La Gestion des Télécoms après l’indépendance
  • Bradage de la Téléphonie cellulaire
  • Internet en RDC
  • Disparites criantes dans la fourniture énergétique dans le pays
  • Initiatives en cours



  • Héritage de la politique coloniale
    A l’origine des Télécoms en RDC, était la sécurité des Agents Coloniaux, disséminés sur un vaste territoire et hostile au départ, d’ou les premiers postes télégraphiques suivant l’organisation administrative défavorisant ainsi les villages n’ayant pas de bureaux d’administration coloniale.
    Pour le pouvoir colonial, les télécoms n’étaient pas conçues pour jouer un rôle moteur dans le développement économique du pays, surtout que la métropole belge était un passage obligé pour toutes les communications sortant ou entrant au Congo.
    Plus tard, l’Administration Coloniale autorisa les grandes firmes à posséder leurs propres réseaux de télécoms sans tenir compte de la division administrative à condition de ne pas raccorder de tierces personnes, d’accepter le contrôle de l’Etat et de payer une redevance appropriée.

    La Gestion des Télécoms après l’indépendance
    A l’indépendance, dans les PTT, le Congolais le plus formé n’avait fait que six mois de l’école postale et donc prédestiné à servir au guichet, ce qui explique la carence de compétences après le départ des cadres belges.
    En 1968, à la création de l’office des PTT, le Gouvernement recourt aux services de la société Bell Téléphone Company ( BTC ), filiale belge de l’Américaine ITT pour pourvoir au remplacement du matériel obsolète afin de donner un nouvel élan à l’office des PTT.
    En 1974, une étude sérieuse de planification des Télécoms fut initiée pour mettre en place un système des télécoms par satellite avec des stations polyvalentes.
    Bradage de la Téléphonie cellulaire
    La Téléphonie cellulaire, née du mariage entre l’ordinateur et les Télécoms offre des nombreux avantages : suppression de câble de transmission, temps de connexion très réduit, espace virtuel augmentable à souhait.
    En 1986, on a assisté à la naissance de la première firme de téléphonie cellulaire qui s’est vue attribuée la totalité de la gamme de fréquences utilisables et même d’un préfixe réservé à l’extension ultérieure de l’office des PTT.
    En 1990, c’est la libération du secteur des PTT et en 2003, la RDC compte six opérateurs de téléphonie cellulaire, à savoir Starcel, Oasis, Celtel, Vodacom, Congo Chine Télécom et Congo Korean Télécom.Actuellement la RDC compte : 0,2 lignes téléphoniques / 1000 Hab et 2 Abonnés à un service de téléphone mobile / 1000 Hab.
    Postes et téléphonie cellulaire
    -l’Office Congolais des Postes et Téléphones, OCPT en sigle, fait partie des canards boiteux du portefeuille de la RDC ;
    -son parc téléphones comptait environs 37000 lignes vers les années 80, dont la moitie dans la capitale avec des abonnés raccordés à des autocommutateurs, spatiaux ou numériques, ainsi qu’à un grand nombre des centres manuels ;
    -les services publics des télécoms(par câble et par satellite) sont en général , dans un état de vétusté très avancé. Les infrastructures datent des années 1940-45,celles par satellite sont de la première génération du genre des années 70 ;
    -le service télex, avec un équipement vétuste et défectueux, est équipée de centraux TWK O et TWK 10 a Kinshasa tandis que des centraux TWK31 en provinces. La transmission des informations est assurée par le Réseau National de Communication par satellite (RENATELSAT), dont un grand nombre d’équipement est hors service. Actuellement, il n’existe aucune liaison communicationnelle entre Kinshasa et les provinces(postes, téléphones, fax….) ;
    -depuis les années 70,les services des postes, télégraphes, de comptes cheques postaux sont inopérationnels ;
    -Avec le système GSM,les opérateurs prives de la téléphonie cellulaire ont modernises la vie et facilite la communication des congolais a travers le monde.
    Le prix du Kit complet(téléphone portable, carte Sim et pré-chargement ) est passé de 150$ USD en 1988 du temps de monopole de télécel a 75$ en 2003 jusqu’a des prix promotionnels entre 50 et 40 $ en 2005 ,suite a la libéralisation du secteur avec l’entrée de Vodacom-RDC,Celtel-RDC,Oasis,Congo Chine Télécoms.
    Ainsi plus de 80 villes sont actuellement couvertes.

    Disparites criantes dans la fourniture énergétique dans le pays
    -Malgré son potentiel hydroélectrique de 106.600MW, dont la moitié est concentrée sur le site d’Inga (44.000MW), sa biomasse evaluée à 125 millions d’ha dont 100 millions d’ha dans la cuvette centrale, ses réserves en hydrocarbures (Bas-Congo,Cuvette Centrale ,Kivu),son potentiel immense en énergie solaire et en eau, ses gisements de charbon(Katanga), le gaz métahne (Kivu), les schistes bitumeux (Province Orientale),l’uranimu (Katanga),l’énergie géothermique (KIVU), et l’énergie Eolienne( lac Mai Ndombe), la RDC ne produit que à travers la Société Nationale d’Electricité en abrégé SNEL que 30% du potentiel actuel, soit une production annuelle d’énergie électrique d’environ 4.500.000 MWH.
    -Cette production couvre partiellement la ville de Kinshas,la province littorale du Bas-Congo,la province minière du Katanga et certaines villes de la province orientale.
    -cette répartition inégale de la fourniture énergetique à une forte incidence sur la couvertue des NTIC en RDC.

    Initiatives en cours
    Depuis le début de l’année 2005, le Centre Africain d’Echange Culturel (CAFEC) a travaillé en étroite collaboration avec certaines organisations congolaises(ASSIC,JUSDATA…) pour la mise en place d’une dynamique congolaise pour la vulgarisation des NTIC. Cette dynamique a bénéficié de la collaboration de ALTERNATIVES,une ONG Canadienne installée en RDCongo depuis bientôt 3 ans.
    Dans la même lancée, le CAFEC a pu également créer le Réseau National des ONG Congolaises pour la Promotion des NTIC , en abrégé REPRONTIC,. Ce reseau rassemble à ce jour 23 ONG congolaises et bénéficie d’une attention particulière du PNUD/RDC.



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