Ouverture à Kinshasa de la Table Ronde Multisectorielle sur les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication 26 January 2005
En partenariat avec l’Association pour les Communications Progressives (APC) et le Programme CATIA (Catalizing Access to ICTs in Africa du Département Britannique pour le Développement International-DFID), Alternatives a ouvert, ce 25 janvier au Centre d’Accueil Protestant la Table Ronde multisectorielle sur les TIC.
Rencontre qui durera deux jours. Y ont été invités, 45 participants, acteurs potentiels intervenant dans plusieurs secteurs bien identifiés qui vont ainsi saisir l’opportunité de s’organiser et de dégager les principaux enjeux dans le processus de la mise en place d’une politique nationale sur la promotion des TIC ainsi que des stratégies pour les atteindre.
Première rencontre du genre, cette Table Ronde veut jeter les bases réelles de la Dynamique Congolaise sur les TIC. Plusieurs activités à mener sur toute l’étendue de la République permettront à la République Démocratique du Congo de pouvoir participer, de manière efficiente aux différents rendez-vous inscrits dans le processus mondial de façon structurée et organisée, tout comme pourra être réduite la fracture numérique, actuellement très prononcée en République Démocratique du Congo. Il n’existe en fait aucun Plan directeur relatif aux NTIC en République Démocratique du Congo.
C’est dans ce souci que la table Ronde Multisectorielle vise la mise en place d’un groupe consultatif, l’élaboration d’un plan d’actions pour deux ans et la désignation des représentants de la dynamique tant sur le plan national qu’international seront des gageures à gagner tant il est vrai que l’élaboration des stratégies pour l’exécution du plan d’actions qui s’ébauchera de cette rencontre donnera à cette activité sa consistance et sa plausibilité.
- Les recommandations de cette Table ronde aux autorités nationales compétentes serviront de tremplin pour des ouvertures réelles à même de permettre à la République Démocratique du Congo de se doter d’un outil efficace pour l’exploitation d’un secteur hautement stratégique, de développer les capacités pour les animateurs nationaux qui soient capables d’être activement impliqués au niveau des processus sur les TIC ;
- d’identifier les enjeux-clés au niveau national ;
- de mener des activités de plaidoyer sur les politiques TIC ;
- de mettre en œuvre des stratégies de plaidoyer nationales au sein des différents pays participants. ENJEUX DE LA TABLE RONDE.
Au cours de cette première journée, les participants ont eu, tour à tour, à suivre le mot de circonstance de M. Michel Lambert, Coordonnateur des programmes Outremer de Alternatives et celui de bienvenue du Professeur Mweze de la Faculté Catholique. Le premier a présenté l’Ong dans ses buts : supporter les structures et institutions locales et leur permettre de mieux atteindre leurs propres objectifs de développement.
Rappelant les enjeux de la présente Table Ronde multisectorielle, qui est le début d’un processus fructueux, M. Michel Lambert a relevé que dans plusieurs pays, des gouvernements, qui sont en fait la clé de la réussite du développement des TIC, ont établi, au niveau local, des partenariats avec le secteur des affaires, de la Société Civile, le milieu académique et les médias pour la promotion du développement axé sur les TIC. En effet, c’est au gouvernement que revient le rôle de doter le pays d’une politique et d’une réglementation favorables à l’accessibilité des TIC. Et à ses partenaires, de déployer l’infrastructure et les services nécessaires.
Sur ce point, l’orateur a évoqué l’importance des TIC tant au niveau national, africain qu’international. Depuis 2002, partout sur la planète, les acteurs se mobilisent autour du Sommet mondial de la société de l’information (SMSI) tenu à Genève sur les questions liées aux TIC et à leur utilisation effective. La Déclaration de Bamako, au Mali, en mai 2002 dégage en termes clairs des messages qui démontrent la nécessité d’une société de l’information inclusive qui rejoigne toute la population.
Alternatives considère qu’il faut un contenu local et des services pertinents. C’est, dans ce cadre qu’il faudrait comprendre le Projet de Portail Internet de la Société Civile auquel participent déjà 400 organisations en RDCs.
Relevant les conditions effectives susceptibles de permettre cette intégration des TIC, l’orateur a en outre précisé que leur utilisation ne devrait pas accentuer la fracture numérique, ni devenir un fardeau. C’est, en évoquant les cadres juridiques et réglementaires devant favoriser l’utilisation efficace des TIC que le Coordonnateur des Programmes d’Alternatives a, à la fois, épinglé la volonté politique des gouvernements de gérer le changement et le soutien par la population informée et participant au processus des stratégies élaborées par les gouvernements.
Le Professeur MWEZE de la Faculté Catholique a salué l’initiative heureuse prise par l’Ong Alternatives qui permet aux participants de réfléchir sur un problème-clé, celui de l’appropriation de nouvelles technologies de l’information ; un problème qui conditionne aujourd’hui l’avenir de toutes les nations, aboutissement d’ un processus historique de la révolution numérique.
Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication s’agglutinenti autour de trois secteurs-clé qui sont :l’audio-visuelle (la radio,la télévision, le cinéma et la vidéo) dans l’usage qu’ils font des technologies de pointe laissant les anciennes technologies dans la logique d’évoluer vers le numérique, la télématique, qui est une conjonction entre les télécommunications et l’informatique et l’informatique appliquée.
Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication constituent un enjeu de taille pour les pays en développement ; la RDC doit se les approprier pour ne pas être à la traîne de l’histoire et pour pouvoir assurer son développement durable.
En passant en revue les enjeux des nouvelles technologies, a poursuivi le professeur Mweze, les participants baliseront le cadre juridique et institutionnel indispensable et verront les domaines prioritaires du développement pour la RDC.
Des résultats fiables seront atteints si tout le monde s’y met et si une politique de communication cohérente performant et durable est mise sur pied. Cela permettra à la RDC d’être présente au Sommet Mondial.
(A suivre)
En pièce jointe ci-dessous, vous avez un rapport sur la " SITUATION DES TIC DEPUIS LE ZAIRE AU CONGO" présenté
par Mr. Alphonse Ntita.
Soutenue par Alternatives, APC et le programme CATIA, la DMTIC, Dynamique Intersectorielle sur les TIC, tient en 2005-2006 diverses activités qui feront la promotion du développement des TIC en RDC. Contactez la DMTIC
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